En y réflichissant, je me disiais que 8 bits par couleur était insuffisant et qu'il faudrait bien 12 bits par couleurs pour éviter ce genre de désagrémént, après lui avoir posé la question, Igor m'a répondu que PTE resterait en 8 bits puisque l'industrie, à de rares exception près travaillait comme cela.
Je me suis alors dit qu'avec 4 petits pixels à 8 bits par couleurs on pouvait simuler beaucoup plus de couleurs pourvu que ceux-ci soit suffisament petits pour être, à 4, inférieurs en taille au pouvoir séparateur de l'oeil et qu'un processus de calcul ajuste les valeurs pour que la moyenne soit la valeur attendue.
Il m'est alors revenu à l'esprit qu'au début de l'informatique on faisait des images avec des niveaux de gris apparants alors qu'on ne disposait que de noir et blanc, ce en utilisant des techniques de diffusion d'erreur.
Je me suis posé la question si un logiciel utilisait un tel principe.
Et bien oui, il en existe au moins un, Photoshop, et probablement quelques autres.
Le principe est on ne peut plus simple, à partir d' image 8 bits, on la transforme en image 16 bits, on fait son traitement (flou gaussien par exemple) et on remet l'image en 8 bits avant de l'enregistrer.
Le passage de 16 bits en 8 bits dans Photoshop utilise un algorythme qui ressemble à de la diffusion d'erreur, ce qui a pour conséquence d'éliminer cet horrible effet de paliers.
Ci-dessous 2 images de dégradé sur lesquelles ont été appliqué un flou gaussien de 30 pixels
Le premier n'a eu que le flou comme traitement, le second a d'abord été mis en mode 16 bits avant le même flou puis a été remis en 8 bits avant enregistrement.
Avec un peu d'attention, la différence est visible :
Traité en 8 bits :
Traité en 16 bits :
La différence amplifiée 32 fois :
On voit nettement en observant la différence entre les 2 images que Photoshop a bien fait les corrections pour que la valeur moyenne soit respectée, il n'y a plus d'escalier, les bandes de couleurs sont, elles, normales.
