Myriam, Gilbert, Denis, Philippe, Robert & Jean-Marc, mille mercis pour avoir écouté ces clichés.
Myriam, tu as su parfaitement traduire par des mots les «
profondeurs » des images et ce qu’elles exprimaient !
«
Sur la plupart des portraits, ces femmes sont souriantes ».
Philippe, en dépit des conditions de vie précaires, il règne dans les villages, au contact des femmes, une atmosphère des plus chaleureuses.
Jean-Marc, comme tu le mentionnes, j’ai repris quelques portraits du montage sur le Maroc. J’ai incrusté les visages dans leur environnement. Sur la porte de l’entrée d’un ksar, c’est une jeune bergère. Derrière la grille de la fenêtre, ce sont 2 sœurs qui apparaissent l’une après l’autre. Elles sont tout sourire parce que je leur ai donné stylos, cahiers et surtout bonbons ! À chacun de mes périples au Maroc, ma voiture est remplie de vêtements, de fournitures scolaires et de friandises que je distribue tout au long du parcours ! Le dernier portrait, sur le générique et la vignette, date de 1987 (une jeune Berbère qui lave du linge dans un ruisseau). Ci-dessous, le visage des mains !

- Le visage des mains.jpg (254.01 Kio) Vu 4794 fois
Le séisme qui a frappé le Maroc, a touché des terres pauvres et montagneuses, délaissées par le pouvoir central, celles-là mêmes que le colonisateur français avait qualifiées d’«
inutiles ». Au cœur de l’Atlas, le revenu mensuel moyen par foyer est de 1750 dirhams (160 €) ! Les hommes quittent les villages pour chercher du travail ailleurs. Les principales victimes ont été les femmes et les enfants !
Aucune infrastructure n’a été mise en place pour assurer aux habitants leur santé ou leur éducation. Certains villages détruits n’avaient pas encore l’électricité ! Les jeunes de plus de 11 ans doivent arrêter leur scolarité faute d’établissement situé à proximité. Les filles restent alors au douar pour s’occuper des animaux, de la lessive et de la cuisine...
Gilbert, oui, sans infrastructure, sans éducation, les femmes continueront à être exploitées par traditions, par coutumes discriminatoires,…
Encore merci pour vos messages - Charles